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Les bateaux-lavoirs


Bateau-lavoir à Agen en 1907

L’origine des bateaux-lavoirs remonte au moins pour les lavoirs parisiens, à l’époque du roi Henri IV.

Les grosses entreprises, mettent sur le marché des bateaux- lavoirs dont la capacité d’accueil est de 250 laveuses, avec un étage servant de séchoir. Ils se modernisent progressivement et offrent à leurs clientes toutes les commodités nécessaires.

Le bateau-lavoir privé avait un certain confort réservé aux classes aisées, pas aux clientes désargentées.


Au 19e siècle, des établissements garnissent les berges de toutes les villes (même Paris avec la Seine) importantes traversées par un fleuve ou une grande rivière. La plupart appartiennent à des entrepreneurs privés et, de fait, les mairies encouragent leurs installations. La Garonne proposait beaucoup de places.

Les bateaux-lavoirs sont construits en bois avec une toiture en zinc. Un plancher en madrier recouvre le fond plat qui met les femmes à l’abri de l’eau, un large couloir parcourt l’intérieur, avec, de chaque côté une rangée de places. Le coulage du linge se situe à l’extrémité de l’embarcation.


Nombre d’inconvénients pénalisent les entreprises, notamment les crues qui emportent les bateaux ou les brisent contre les piles de ponts. Le long des berges personnes aisées, propriétaires de belles bâtisses acceptent difficilement de tels gros bateaux à cause du vacarme des battoirs, le va et vient des clientes, les émanations nauséabondes des vapeurs à charbon, l’exposition du linge, les matériaux du lavoir, les brouettes… tout ce qui nuit à la promenade et au charme des cours d’eau. De plus, il est très dangereux dans des eaux souillées par les impuretés du linge, cela entraîne des maladies comme la fièvre typhoïde ou la variole, encore plus si l’eau sert à l’alimentation de la ville.

Autre problème : l’entrave à la navigation fluviale. A cause des grandes dimensions des bateaux-lavoirs, leurs amarres, leurs hautes cheminées ; les péniches rencontrent de grandes difficultés et les manœuvres deviennent dangereuses pour éviter les accidents. La Confédération de la batellerie réclame donc la suppression définitive de ce système de lavage. Une loi est votée et des aides financières permettent aux villes et aux villages de construire des lavoirs publics. Dans la logique du progrès, les bateaux-lavoirs vont disparaître petit à petit.


La généralisation des équipements ménagers à partir des années 1950 va tout transformer en ce qui concerne ‘l’infernale’ corvée du lavage. Le métier de blanchisseuse au sommet du modernisme soulagera toutes les femmes.

Autre bénéfice non négligeable : la qualité des eaux fluviales va s’en ressentir. La Garonne redeviendra accessible aux nageurs courageux et aux baignades. Un bémol cependant : une pollution sournoise prendra le relais.